Poëtudes ... écritures et arts

Poëtudes ... écritures et arts

Avec de vrais morceaux de phrases dedans...

Confinons nous

Un jour
le monde ne nous ressemblera plus

Il aura perdu la trace de lui-même

Aucun poème ne sauve la face
de la terre

mais...

 

Écrire
saisir des étoiles

du bout des doigts

ouvrir un paysage
dans le regard de l'autre

Nocturnes quotidiens enfermés
les mystères s'élargissent du possible des secrets

Entrebâiller
dans le rythme d'une voix
cette confidence éphémère

Glisser lentement
dans le chaud d'un bain blues

Se retourner vers l'horizon bientôt surpris 
par l'évidence d'un peut-être

Et puis rien ensemble
pour quels que soient les mots

alors la face cachée
aime un poème
comme un verbe

confiner

 

 

Fenêtre

Regard ouvert

Porte le monde
déménage la rue
emmène le mouvement
avant devant

le pavé suit tes pas

le bon endroit
est un reflet
à l'envers de soi

le bitume
glisse
dans les prémices
d'un appartement
aux portes
du monde...

 

En équilibre
au bord du temps
la vie que rien n'entrave
élève les âmes
à leur juste valeur

Par cœur
le vide n'a pas peur
de lui même

chaque pas
habite
nos mondes croisés

et des envols de paroles
éclairent
nos chemins
funambules

 

Tu y crois toi
À d'autres lunes pleines
Quand le travail pas fini

Tu y crois
Aux saisons encore
Dans l'ouvrage suspendu

Tu y es toi
Entre les murs sombres
Où entre la lumière

Tu fais quoi toi
D'hier aujourd'hui pour demain

J'ouvre la fenêtre
Sur nous

 

 

11 mai ou pas
Merle chante
Tilleul bourgeonne
Soleil printemps

En attendant
Toujours balcons pour ensemble
Nous sans chef mains a tenir à un mètre
Eux malgré rien sauver très très fort

D'ici là donner sourires
Prêter épaules solides même loin
Offrir mots soutiens silence écoute
Être quelque part avec tout.tes

Et feuilles vertes
Quels que soient nos bitumes d'HLM
Ecrire nos nouvelles saisons
Communes

 

A l'intersection parfaite
d'un court instant parfait
une seconde parfaite
de perfection abstraite
à troubler...

 

L'horloge
a laissé la pendule à l'heure

Pendant tout ce temps
elle a refait un peu le monde
sans faire exprès

Après
le ciel s'est mis à tourner
comme un cadran

Pourtant
aucun oiseau
n'a cessé de chanter
à ce moment là...

 

Laisser

Derrière l'aube
une respiration
murmure un chant
presque rien

Laisser

Sur cet horizon
un espoir minuscule
qui croustille
légèrement

Laisser

L'approche
d'un ciel timide
ne fait aucun bruit

Laisser

Quelle parole
attend sagement
au coin de nos lèvres ?...

 

 

De la main à la main
retenir l'espace d'un ciel

paume ouverte comme porte

par dessus
effleurer
sans retenir
ou juste ce qu'il faut
quand aimer fait sens

saisissant
les liens possibles
caresser

ailleurs des nuages
vont viennent vivent...

 

J'espère l'attente
à l'horizon des cœurs
qui battent

Dans l'absence
il y a l'autre

L'espace
est plein
dans le lointain
de nos présences

Sans
la solitude se remplit

Le manque
est un avec

Au fond de soi
tout un monde de nous
sous son toi...

 

Qu'est-ce que tu fais de toi
quand tu dois te quitter

quelle absence tu dois regretter
sans le vouloir

quel départ forcé
te laisse indemne

quelle valise tu prends
quand le sang versé autour
te tétanise

quel toi tu abandonnes
devant des portes qui se ferment
comme des mains

quel cœur t'attend
quand toutes les villes
te virent du leur

Dans ma maison
la chaleur refroidit des traces
qui effacent 
tous les murs

sans abris...

 

Un jour
tu croise le monde
et tu te dis
que
- le regard sur ta tablette -
tu l'as oublié quelque part

Un jour
tu te répète qu'il n'est pas trop tard
pour aller vers
pour changer de
pour éteindre le feu
de ton smartphone allumé

Un jour
tu sais
que rien ne remplace
le face à face avec la réalité

et tu fais en sorte
que le voyage commence
devant ta porte...

 

Qu'allons nous perdre
en enlevant nos vêtements de marques
nos raisons d'être connectés
nos envies de junk food

qu'allons nous laisser
derrière nos vitres fermées
comme nos poings nos mains nos cœurs

qu'allons nous offrir
à l'autre
de nos têtes bien faites
en lui claquant la porte au nez

qu'allons nous créer
pour demain
dès le matin
en courant vers le vide la perte
la rue déserte d'amour

chaque jour
que faisons nous
pour rester debout
sur une terre
préservée ?

Et tenir

l'autre...

 

Dans ton oreille
le monde va chanter

écoute

l'eau que tu n'as pas encore complètement
assoiffée

l'explosion qui ne perdra pas la montagne

ce feu sans brûlure irréversible

ce nuage sensible à la pluie

ce gris
qui promet des bleus
où les verts survivront

écoute le son
de la terre
que tu ne veux pas perdre

et danse la
sans la blesser

pour que le monde

se préserve en nous...

 

Tu cherche
l'espace entre deux silence

sous le matin
tu glisse le nom aimé

tu compose avec un téléphone
sourd à tes appels

sous la terre
quoi que tu attende
rien ne pousse autrement

Un nuage
ne te résume pas

Pourtant
tu espère
toute fleur à venir...

 

 

Le luminaire
au plafond des nuits
éclaire la maison qui brûle
dans notre absence de regard

La ville solitaire
en clignant des yeux
s'est noyée dans le noir

Il avait voulu s’asseoir dans l'attente
mais le feu au lac
l'a plongé dans l'inaction feu au cul

Elle attendait le temps
quand la terre a déposé d'un sms urgent
sa plainte à ses pieds

alors elle a couru
vers leurs mains qui tenaient
le monde à bout d'espoir

Et nos balcons ont chanté...

 

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